De retour de Malte…

Nous voici de retour de Malte, plus précisément de l’île de Gozo – endroit magnifique à la culture d’une richesse incroyable et habité par d’adorables personnes – où nous donnions le programme Claudio Monteverdi, il canto alla viola da gamba dans le cadre du Victoria International Arts Festival. Accueil très chaleureux du public, compte rendu cosmiquement enthousiaste du critique Albert George Storace (traduction française plus bas) :

VIAF BAROQUE WEEK : MULTIPLE MONTEVERDIAN DELIGHTS et al.

Typical of comets Comet Musicke came to St. George’s basilica, brightly illuminated that superb baroque ambience with their music-making and left leaving behind an audience with a wonderful feeling of having experienced a first class performance. Everybody wants them to come again and I am sure they will because as some comets tend to do, they WILL return. One hopes not as Halley’s does every 75 years or so!
It was not just the music which made the evening most enjoyable. It was the rapport established between performers and audience. The programme was prepared and extremely well-researched so different members of the ensemble could pass on very interesting background information about each piece performed, and, very often, these included some very witty remarks.
The music of Monteverdi dominated the programme one which reflected the great versatility of the man who was composer, singer, instrumentalist and expert at sacred and profane works. Also a caring husband and father, he was ordained priest after a spell of widowerhood and was composing opera almost until his death at 76! What a genius! Genius reflected in his work thanks to a selected variety which was superbly projected by Comet Musicke. What they have to their advantage is not only do four of them perform very proficiently on a variety of instruments but four of them are singers with the bulk of solo singing falling on mezzo-soprano Marie Favier and tenor Francisco Mañalich. The former’s only instrument is the best one of all: the voice. Hers is a lovely mellow voice while the latter has that typically Iberian timbre, warm and strong. Both singers sang with impeccably expressive precision. Mañalich also performed on the viola da gamba and baroque guitar. The other gambista was Aude-Marie Piloz, Camille Ranciére (violin, viola, voice) and Cyrille Métivier (corner, violin, voice) were the other members of the ensemble. Music by Ingegneri,
Banchieri, Peri, di Lasso and the contemporary composer C. Gibert (whose tribute to Monteverdi based on the latter’s Ego flos campi) was performed. This concert ended up with a well-deserved standing ovation.

TRADUCTION

Telles des comètes, les Comet Musicke sont venus à la basilique St-George, ont vivement illuminé ce superbe espace baroque de leur musique et sont repartis en laissant au public la merveilleuse sensation d’avoir participé à un concert de très haute tenue. Tous souhaitent qu’ils reviennent et je suis certain qu’ils le feront car, et c’est bien ce que font certaines comètes, ils VONT repasser. Espérons que ce ne sera pas comme la comète de Halley, tous les 75 ans. Ce n’est pas seulement la musique qui rendait la soirée si plaisante. C’est la relation que les musiciens établissent avec le public. Le programme était bien construit et extrêmement bien documenté, ce qui permet aux membres de l’ensemble de transmettre des renseignements très intéressants sur le contexte de chaque morceau du concert, avec bien souvent des commentaires fort spirituels. La musique de Monteverdi formait l’essentiel d’un programme qui reflète les multiples facettes d’un homme à la fois compositeur, chanteur, instrumentiste et maître de musique sacrée aussi bien que profane. Mari et père attentionné, il fut ordonné prêtre après une période de veuvage et composait des opéras pratiquement jusqu’à sa mort à 76 ans ! Quel génie ! Génie que l’on retrouve dans son oeuvre grâce ici à une sélection magnifiquement transmise par Comet Musicke. Ce qui fait leur force est non seulement que quatre d’entre eux jouent très bien de plusieurs instruments mais encore que quatre sont des chanteurs, l’essentiel des solos revenant à la mezzo Marie Favier et au ténor Francisco Mañalich. La première n’a qu’un instrument mais c’est le plus beau de tous, la voix. La sienne est pleine de charme et de douceur tandis que le second possède ce timbre typiquement ibérique, chaleureux et puissant. Tous deux ont chanté avec une impeccable précision expressive. Mañalich joue également de la viole de gambe et de la guitare baroque. L’autre gambiste est Aude-Marie Piloz, et les autres membres de l’ensemble sont Camille Rancière (alto, voix) et Cyrille Métivier (cornet, violon, voix). Ils ont fait entendre des pièces de Ingegneri, Banquieri, Peri, Di Lasso et du compositeur contemporain Christopher Gibert (son hommage à Monteverdi est basé sur l’Ego flos campi de ce dernier). Ce concert s’est achevé sur une ovation debout bien méritée.

https://www.viaf.org.mt/monteverdian-delights-by-comet-musicke

Vidéo de présentation du programme Claudio Monteverdi, Il canto alla viola da gamba.